Le Journal du Recouvrement

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25/04/14 : Dépôts de bilan au premier trimestre 2014: les bonnes nouvelles sont mitigées...

 

Défaillance.pngD'après l'analyse trimestrielle d'Altères de ce début d'année, pas vraiment de bonnes nouvelles du côté des défaillances d'entreprises. Leur taux a augmenté de 3,4 % sur le premier trimestre 2014, pour atteindre un nombre quasi identique à celui constaté en pleine crise. Autant dire que l'on stagne dans le creux de la vague des dépôts de bilan.

Les entreprises restent fragilisées par un manque de cash qui, sans surprise, peut devenir insurmontable et pousser à recourir aux crédit fournisseur. L'alternative n'est bien sûr pas viable, risquant de plus de fragiliser tous les partenaires commerciaux. Ainsi,  prévention du risque commercial et financier sont plus que jamais de mise. De même pour le règlement des retards de paiement, crucial pour regonfler la trésorerie.

Derrière cette augmentation générale des défaillances, des nuances s'imposent toutefois. Certaines entreprises tirent tout même mieux leur épingle du jeu.

Les PME mieux loties que les petites structures frappées de plein fouet

Les PME de plus de 50 salariés voient leur taux de défaillance diminuer de 28%, pour atteindre le plus bas niveau depuis le cœur de la crise en 2009. De plus, pour celles qui connaissent des difficultés, l'essentiel a obtenu du tribunal de poursuivre l’activité sous redressement judiciaire.

A contrario, les micro-entreprises sans salarié ont déposé plus massivement au cours de ce premier trimestre: leur taux de défaillance grimpe de 14%. Celui des TPE comptant 10 à 19 salariés suit, augmentant de 1,3 %. Ce sont ainsi 7 000 entrepreneurs sans salarié qui ont été frappés et pour 80% d'entre eux, la situation financière était si fragile que l'activité a été immédiatement liquidée.  

Le BtoB rit, le BtoC pleure

Les défaillances n'ont pas concerné de façon égale les différents types d'activité.

Ainsi, l'industrie manufacturière et le commerce inter-entreprise reprennent des couleurs. Leurs taux de défaillance chutent respectivement de 7% et de 2,8%. Ces secteurs reflètent la reprise amorcée et pourraient devenir des locomotives pour l'économie en général.

Par contre, les difficultés s'accentuent dans les activités proches du consommateur. Commerce de détail dans plusieurs métiers de bouche et services à la personne, en particulier, voient le nombre de défaillances augmenter au cours de ce premier trimestre.

En conclusion, les entreprises restent fragilisées par un niveau de trésorerie particulièrement bas et continuent d’en subir les conséquences. Pour combien de temps encore ? Probablement tout au long de l’année si les prévisions de croissance ne s’améliorent pas davantage…

 

Télécharger le rapport Altares en cliquant ici

 

Philippe Bernis (Direct Recouvrement)



25/04/2014
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