Le Journal du Recouvrement

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Une application pour aider les PME à faire payer leurs débiteurs

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Pontoise, le 8 septembre 2015. Philippe Bernis, gérant d’un cabinet de recouvrement de créances à Pontoise, a lancé une application en ligne permettant aux entreprises de calculer facilement les indemnités de retard.Philippe Bernis, gérant d’un cabinet de recouvrement de créances à Pontoise, a lancé une application en ligne permettant aux entreprises de calculer facilement les indemnités de retard.
C’est une situation à laquelle toutes les entreprises sont confrontées un jour ou l’autre : les retards de paiement, qui seraient la cause d’un quart des faillites. Si bien que Philippe Bernis a décidé de lancer une application dédiée aux PME pour les aider à réclamer leur dû.


La loi prévoit qu’elles peuvent appliquer des indemnités de retard à leurs débiteurs. Mais les réclamer est « une pratique exceptionnelle » selon Jean-Yves Mariller, expert-comptable et administrateur de la Confédération générale du patronat des petites et moyennes entreprises du Val-d’Oise (CGPME). Le calcul s’avère souvent savant et peu d’entreprises y ont recours. Soit parce qu’elles ne veulent pas mettre en péril de futures collaborations avec leurs débiteurs, soit par manque de temps ou de savoir-faire.


« Taper du poing sur la table est important », estime pourtant Philippe Bernis. En quelques clics, l’application calcule les indemnités de retard et permet également d’éditer en format Word des courriers type de relance, du simple rappel à la mise en demeure, en incluant les nouvelles majorations. « Par effet domino, ce sont les petites entreprises qui souffrent le plus des retards de paiement, explique cet habitant de Cergy, passé par l’université de Cergy-Pontoise. Réduire le délai d’encaissement est vital pour elles. »


Jean-Yves Mariller partage cet avis. « L’administratif est une montagne pour les artisans. Tout ce qui peut leur faciliter le quotidien est intéressant. »
« 80 % de ma clientèle sont des artisans, des entrepreneurs de transport, du bâtiment, de la communication, du marketing, indique Philippe Bernis, qui vend son application par le biais d’un abonnement annuel (NDLR : 49 €). Les 20 % restants sont des particuliers dans le cadre de reconnaissances de dette, de loyers ou de chèques impayés. »


Alexandra, avocate dans un cabinet parisien, a testé l’application. « Dans quelques dossiers, il faut que je puisse calculer sûrement et efficacement les intérêts réclamés et justifier du calcul, le tout sans perdre trop de temps. »

Alexandre Boucher (Le Parisien)



28/09/2015
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